Site de Françoise Nore

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Radio

Radio

 

 

 

         Un matin, tôt. Seuls quelques rais d'une lueur sélénite filtrent à travers les lames du volet et jouent avec le faisceau d'une lampe qui projette, telles des fantômes dans l'hésitation, des fugacités vacillantes sur les murs.

         Pénombre, silence.

         La radio bourdonne, et, dans le bureau de la quiétude, l'esprit est en éveil.

         On sait que le jour se lèvera mais, pour l'instant, on lui refuse tout accès – car on veut prolonger l'attente, cette parenthèse enchantée, cette intensité de l'espoir.

         On a tant désiré la venue de ce moment si précieux.

         Ici et maintenant, on est bien, on écoute, on écrit, on écrit en écoutant la voix de l'homme, car la voix chaude de l'homme porte, transporte, ouvre sur un univers de plaisirs, on écoute l'homme qui parle, encore, encore, et on se sent bien, car on l'entend enfin.

         Enfin.

        



09/01/2014
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